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Mot de M. Roland Ries Sénateur-Maire de Strasbourg
En juin 2008, Strasbourg a rejoint les grandes villes françaises comme Paris, Lyon ou Marseille qui programmaient déjà un festival du film israélien. Cette première strasbourgeoise marquait en quelque sorte la célébration du 60ème anniversaire de l’État d’Israël et le jubilé de la Synagogue de la Paix.
La Ville de Strasbourg soutient volontiers ce festival car celui-ci ajoute une nouvelle dimension au panorama culturel de la Ville, en offrant à la découverte une création particulièrement originale.
Le cinéma israélien est en effet à l’image de la réalité israélienne actuelle, une société d’une diversité étonnante en raison des nombreuses migrations qui ont constitué sa population ; juifs d’Europe ou du Maghreb, laïcs, traditionalistes ou orthodoxes... Ces multiples facettes ajoutées aux caractéristiques d’un peuple en perpétuelle interrogation sur l’origine et le devenir et ce, dans un contexte de tension extrême, constituent une abondance de matériaux humains et événementiels, propices à la création artistique. Ainsi le cinéma israélien doit-il son succès à la vitalité démocratique et à l’inscription dans la modernité de ce jeune pays, véritable enclave au cœur du Moyen-Orient.
De plus, la dimension politique incontournable du septième art et son rôle de révélateur de situations de crise, font du cinéma israélien un nouveau-venu remarqué sur la scène artistique internationale.
Ainsi, la sélection qui s’annonce pour cette troisième édition traite autant de questions liées à l’immigration des juifs du Maghreb, à la place des personnes âgées dans notre société, ou à la découverte de la culture du pays du Soleil levant, pour n’en citer que quelques exemples.
Je souhaite plein succès à l’édition 2010 et je suis convaincu que les cinéphiles strasbourgeois seront sensibles à l’invitation qui leur est faite par les organisateurs du festival de désigner leur film préféré. Cette façon de procéder est une prime à la subjectivité, au public et à l’intelligence et je ne peux que m’en réjouir.
Roland Ries

